Waste Side Story : un nouvel aventurier en route vers le 0 déchet

1 an – 0 déchet : c’est l’objectif que s’est donné Marc Sautelet pour 2016. Un défi auquel il a donné le nom évocateur et amusant de Waste Side Story. Le Bruxellois de 31 ans raconte son expérience sur son blog et partage ses découvertes et réflexions sur la page Facebook dédiée à son projet. Deux semaines après le début de cette aventure, il répond aux questions de Greenpaper.

 

Comment est né votre projet, qu’est-ce qui a déclenché le déclic chez vous?

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu une conscience écologique. Je faisais le tri et attention à l’impact de mes actions sur l’environnement. En 2013, alors que je vivais en Nouvelle-Zélande, j’ai eu l’occasion, presque par hasard de participer à Plastic Free July : un défi collectif qui propose à chacun de refuser pendant un mois tout plastique à usage unique. Ca a fait ressurgir chez moi la problématique des déchets et du suremballage. J’ai donc adapté mon comportement et petit à petit, l’envie d’aller plus loin à grandi. Le projet a mûri dans ma tête au cours des derniers mois et je me suis finalement lancé au premier janvier dans le décide vivre un an sans produire de déchets !

 

D’autres comme Béa Johnson ont déjà passé ce cap et ont aussi médiatisé leur aventure: qu’espérez vous apporter de plus ou de neuf?

Je ne suis évidemment pas le premier à adopter le mode de vie Zéro Déchet, mais chaque expérience est unique et dépend aussi largement de son environnement. La façon dont nous consommons, dont nous achetons est très différente à Bruxelles ou à San Francisco. Certains le font déjà en Belgique francophone, mais à ma connaissance il n’y avait pas de blog personnel sur le Zéro Déchet au quotidien. C’est une façon d’apporter ma pierre à l’édifice et de sensibiliser aussi de manière plus locale les gens à cette problématique.

 

Quelles sont à votre avis les difficultés spécifiques à la Belgique, celles que vous rencontrez déjà peut-être depuis le début de votre défi?

Une des grandes difficultés c’est la dispersion des magasins qui offrent du vrac ou des produits sans déchet. Il n’existe pas encore un véritable supermarché Zéro Déchet à Bruxelles. Je dois par exemple acheter mon lait un jour bien spécifique de marché. De plus certains produits en vrac sont bien souvent réservés à un marché bio de niche, ce qui les rend financièrement pas toujours accessible. Même si bien entendu avec le vrac on achète généralement moins.

 

Quel est votre objectif final?

L’objectif personnel est de se rapprocher au maximum du zéro en fin d’année. Maintenant, dans ma démarche je cherche surtout à montrer qu’il est possible de vivre normalement avec ce mode de vie, peut importe votre situation. J’ai beaucoup d’activités, et je ne suis pas forcément le plus organisé, alors si je peux y arriver, c’est que vraiment c’est à la portée de tout un chacun !

 

Source : Greenpaper.be

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