Un supermarché-fermier 100 % local à Saint-Jean-de-Védas

C’est une première ! À Saint-Jean-de-Védas, un supermarché « Locavorium » vendra uniquement des produits cultivés dans le coin.

Le concept est né à San Francisco, aux États-Unis. Samedi 28 novembre, un « Locavorium » ouvre ses portes dans la ZAC, du Rieucoulon à Saint-Jean-de-Vedas. Tout ce qui est vendu dans ce magasin est produit dans un rayon de 150 km et se veut respectueux de l’environnement. Jessica Gros, Damien Roux et Thibaud Piroux sont les trois ingénieurs agronomes qui ont créé ce « supermarché locavore ». Âgés de 25 ans, ils ont investi dans une surface de 300 m2. Farine, œufs, légumes, vins, bières, viandes, poissons, fromages… 600 produits sont référencés. Tout est 100 % local, sans exception.

Le « Locavorium » dispose également d’un drive, après avoir passé commande sur Internet le client peut venir récupérer son panier de victuailles au magasin. 30 % des produits vendus sont issus de l’agriculture biologique. Pour le reste, la petite bande d’agronomes exige une qualité optimale. « Nous allons sur place rencontrer les producteurs et nous goûtons les produits », précise Thibaud Piroux.

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Pélardon. Les labels rouges ou biologiques peuvent être parfois contraignant et coûteux pour des producteurs. « Certains n’ont pas de label, mais ils sont tout autant respectueux de l’environnement et de leurs animaux », souligne Thibaut Piroux. Pour trouver ces denrées, les trois jeunes agronomes sillonnent sans cesse la région à la rencontre d’agriculteurs, éleveurs et pêcheurs.

Des tarifs excessifs ? « Nous ne voulons pas être une épicerie de luxe », répondent Jessica et Thibaut. Par exemple, pour un pélardon de Notre-Dame-de-Londres, il faut compter 1,50 €, pour six œufs du pic Saint-Loup 1,40 €, 0,90 € une salade d’Aspiran, 1,35 € le kilo de pommes de St-Jean-de-Védas et 14 € le poulet fermier d’Aimargues dans le Gard.

L’idée du « Locavorium » est aussi de mieux rétribuer les producteurs, puisque ce sont les agriculteurs qui fixent eux-mêmes les prix de vente, et 75 % de la somme leur revient systématiquement. Le supermarché accueillera un producteur local chaque semaine afin qu’il présente lui-même ses produits aux clients, et une partie traiteur ouvrira même en janvier.

 

Source 

Photos : 20minuteslagazettedemontpellier.fr/

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